Oui, ça va pas la tête !
Sans point d'interrogation.
C'est un diagnostic.
Sur l'esprit d'incohérence dont le monde – et "Le Monde" quotidien du soir – a besoin pour continuer à tourner sans remettre en cause les positions acquises.
Ainsi l'on peut lire dans la même journée du 26 un article sur
Les émissions de CO2 excèdent largement les prévisions
et un article sur
Formule 1 : course de nuit à Singapour
Et pas de rapport entre ces deux articles !
Le premier est un message d'alerte maximum : il fait le constat de l'inconséquence des décideurs, et nous met en face de la détermination délibérée de catastrophes à venir ( + de CO2 => + d'effet de serre => réchauffement accru);
le second n'examine, concernant une course automobile en nocturne, que les problèmes posés à une poignée de pilotes automobiles.
L'alarme de l'un ne parvient pas aux oreilles de l'autre !
N'y a-t-il pas une instance de coordination, quelque chose comme une rédaction en chef, pour rappeler que le lecteur des articles est Un, et que c'est dans un même cerveau que ces deux articles doivent cohabiter ?
Les journalistes auraient-ils une idée trop réductrice de leur lectorat pour l'imaginer affidé à un domaine d'intérêt particulier avec ses modèles, voire sa vision du monde, sans capacité d'aller au-delà ?
Où alors ne sommes-nous en face d'une maladie spirituelle contemporaine, qu'on a pu appeler "zapping", et qui implique que l'on vide la mémoire vive de son cerveau à chaque clic de souris (ou annonce d'une nouvelle communication) pour se rendre disponible à la séduction nouvelle ?
Serait-ce de cette maladie que l'humanité se dépérit ?
Comprendre les problèmes posés par les transformations du monde
contemporain.
"Une vie dépourvue de pensée n'a rien d'impossible ; elle ne réussit pas à développer sa propre essence, c'est tout... Les hommes qui ne pensent pas sont comme des somnambules." Hannah Arendt
Cf le site L'anti-somnambulique
dimanche, septembre 28, 2008
lundi, septembre 22, 2008
Titrisation médiatique
La tempête financière actuelle m'a initié au mot titrisation.
On titrise une créance lorsqu'on la met sur le marché où elle devient un titre autonome sur lequel on peut spéculer. Ce n'est plus alors la solvabilité d'un débiteur qui détermine la valeur de la créance, mais ce qu'on pourrait appeler l'"ambiance" des marchés. On fait crédit à un établissement bancaire de ses crédits. On fait crédit à un fond d'investissement du crédit qu'il a fait à des établissements de crédit, etc...
Éh bien il faudrait peut-être retenir ce mot de titrisation comme une des clés du monde contemporain.
N'y a-t-il pas, de manière très sensible, une titrisation médiatique ?
Par exemple on vient juste, à la radio, de m'informer – me vanter – sur une émission de télévision ce soir sur la médiatisation de la vie privée des hommes politiques.
N'est-ce pas me demander de faire crédit sur le crédit que je dois porter à une émission qui va porter sur le crédit qu'on doit accorder au médias qui parlent de la vie privée des hommes politiques.
Vous suivez ?
Vous ne suivez pas ? C'est normal.
Car l'essence de la titrisation, n'est-ce pas justement de décoller de la réalité – l'unique, celle qui résiste à nos désirs – pour s'attacher aux représentations, et aux représentations de représentations, etc...?
Comme les sophistes de l'antiquité qui proclamaient qu'il n'y a pas de réalité unique, mais qu'il n'y a que les représentations qu'on s'en fait. Et donc que l'important, c'est d'imposer les siennes.
Perdre la réalité par le jeu sur les représentations qu'on s'en fait, cela a toujours été une manière de faire illusion, donc une méthode de pouvoir.
Pendant ce temps, des gens n'arrivent pas à se nourrir, des camions piégés explosent, et la banquise se délite.
La titrisation : dernier avatar de la sophistique.
"Socrate ! Reviens ! On a besoin de toi !"
On titrise une créance lorsqu'on la met sur le marché où elle devient un titre autonome sur lequel on peut spéculer. Ce n'est plus alors la solvabilité d'un débiteur qui détermine la valeur de la créance, mais ce qu'on pourrait appeler l'"ambiance" des marchés. On fait crédit à un établissement bancaire de ses crédits. On fait crédit à un fond d'investissement du crédit qu'il a fait à des établissements de crédit, etc...
Éh bien il faudrait peut-être retenir ce mot de titrisation comme une des clés du monde contemporain.
N'y a-t-il pas, de manière très sensible, une titrisation médiatique ?
Par exemple on vient juste, à la radio, de m'informer – me vanter – sur une émission de télévision ce soir sur la médiatisation de la vie privée des hommes politiques.
N'est-ce pas me demander de faire crédit sur le crédit que je dois porter à une émission qui va porter sur le crédit qu'on doit accorder au médias qui parlent de la vie privée des hommes politiques.
Vous suivez ?
Vous ne suivez pas ? C'est normal.
Car l'essence de la titrisation, n'est-ce pas justement de décoller de la réalité – l'unique, celle qui résiste à nos désirs – pour s'attacher aux représentations, et aux représentations de représentations, etc...?
Comme les sophistes de l'antiquité qui proclamaient qu'il n'y a pas de réalité unique, mais qu'il n'y a que les représentations qu'on s'en fait. Et donc que l'important, c'est d'imposer les siennes.
Perdre la réalité par le jeu sur les représentations qu'on s'en fait, cela a toujours été une manière de faire illusion, donc une méthode de pouvoir.
Pendant ce temps, des gens n'arrivent pas à se nourrir, des camions piégés explosent, et la banquise se délite.
La titrisation : dernier avatar de la sophistique.
"Socrate ! Reviens ! On a besoin de toi !"
lundi, septembre 15, 2008
Répulsif anti-jeunes
Donc il s'est trouvé de doctes gens, consciencieux, méthodiques et biens payés, pour consacrer leurs journées, plusieurs, beaucoup sans doute, à mettre au point un répulsif anti-jeunes. Que faisaient-ils avant ? Que font-ils maintenant ? Du répulsif anti-mammifères pour les jardins, de la lotion anti-moustiques ? N'auraient-ils donc que modifié leurs paramètres pour trouver le produit qui agresse le mieux la sensibilité des jeunes ?
Et puis une entreprise toute fière de son innovation l'a lancée sur le marché. Et il s'en est vendu plusieurs milliers d'exemplaires (ce sont des boîtiers émetteurs d'ultrasons).
Je remarque parallèlement la multiplication d'affichettes interdisant l'expression de la vitalité des jeunes dans les ensembles urbains.
Donc résumons-nous : en ce début de XXI° siècle les jeunes sont séparés de l'expérience des activités adultes – expérience si formatrice pour eux . Ils sont exclus de presque toutes les voies de circulation (par les bagnoles). Ils sont drastiquement confinés dans les espaces publics (par les bagnoles et les exigences du commerce). Et lorsqu'ils sortent de chez eux pour aller vers la socialisation la plus proche – les bas d'immeuble – ils sont chassés par des répulsifs.
Voulez-vous faire de vos enfants de futurs citoyens libres capables de participer activement à l'élaboration du monde commun ? Ou voulez-vous en faire des bêtes furieuses prêtes à se livrer corps et âmes aux plus folles aventures terroristes ?
Ah ! J'étais injuste. J'oubliais que, dans votre grande sollicitude, vous avez prévu des jeux où ils peuvent exprimer toute leur agressivité par d'infimes mouvements du pouce et de l'index, sans sortir de leur chambre.
Dis-moi comment tu traites la jeune génération, je te dirai où tu vas.
Et puis une entreprise toute fière de son innovation l'a lancée sur le marché. Et il s'en est vendu plusieurs milliers d'exemplaires (ce sont des boîtiers émetteurs d'ultrasons).
Je remarque parallèlement la multiplication d'affichettes interdisant l'expression de la vitalité des jeunes dans les ensembles urbains.
Donc résumons-nous : en ce début de XXI° siècle les jeunes sont séparés de l'expérience des activités adultes – expérience si formatrice pour eux . Ils sont exclus de presque toutes les voies de circulation (par les bagnoles). Ils sont drastiquement confinés dans les espaces publics (par les bagnoles et les exigences du commerce). Et lorsqu'ils sortent de chez eux pour aller vers la socialisation la plus proche – les bas d'immeuble – ils sont chassés par des répulsifs.
Voulez-vous faire de vos enfants de futurs citoyens libres capables de participer activement à l'élaboration du monde commun ? Ou voulez-vous en faire des bêtes furieuses prêtes à se livrer corps et âmes aux plus folles aventures terroristes ?
Ah ! J'étais injuste. J'oubliais que, dans votre grande sollicitude, vous avez prévu des jeux où ils peuvent exprimer toute leur agressivité par d'infimes mouvements du pouce et de l'index, sans sortir de leur chambre.
Dis-moi comment tu traites la jeune génération, je te dirai où tu vas.
Grotesque
Plus de 100 000 personnes à Lourdes. Pour marquer le 150 ème anniversaire de l'hallucination d'une ado. C'est grotesque !
dimanche, août 24, 2008
Sarkozy et la retraite
C'est lorsqu'il a annoncé qu'il allait, sitôt élu Président de la République Française, partir quelque part, dans un endroit isolé - « comme pour une retraite», le temps qu'il lui faudrait « pour habiter la fonction » (Sarkozy cité dans Le Monde du 27.04.07), que j'aurais dû commencer à m'inquiéter pour l'avenir de notre communauté nationale.
Il est vrai que j'avais été très étonné. Il était le premier à faire ce type d'annonce. Une annonce qui recelait l'aveu que son auteur ne se sentait pas trop dans l'éminente fonction sociale qu'il briguait.
16 mois plus tard, force est d'admettre – les occurrences pullulent – que Sarkozy n'est toujours pas en mesure d'« habiter la fonction ».
Il est toujours dans ses vieux habits. Ceux par lesquels il s'est montré performant pour capter l'intérêt et l'adhésion immédiate de l'opinion.
Mais d'un Président de la République on attend justement l'opposé d'un comportement qui engendre des sensations positives immédiates (que ce soit un bon mot ou une pommade qui apaise une émotion collective ponctuelle.) On attend des repères et des fondations pour l'avenir.
L'opinion en a conscience. Et donc lui-même aussi. C'est pour cela qu'il met régulièrement en scène le "j'ai changé". C'était le cas en janvier 2007, en avril 2007, entre les deux tours (cf l'article du Monde cité ci-dessus), en janvier 2008 aussi. Mais comment faire accroire ce changement si la partition du "j'ai changé" se répète ainsi ? Elle n'est alors rien d'autre qu'une réponse à effet immédiat à un désaveu de l'opinion. Toujours les vieux habits...
Le héraut de la réforme serait-il ainsi incapable de se réformer lui-même ?
On en arriverait à craindre un manque d'étoffe, d'épaisseur spirituelle chez le 1er personnage de l'État. Rappelons qu'il a été capable de dire publiquement : « Il faut qu'il y ait de l'autorité, des lois. L'intérêt de la règle, de la limite, de la norme, c'est justement qu'elles permettent la transgression. Sans règles, pas de transgression. Donc pas de liberté. Car la liberté, c'est de transgresser.» Interview par M. Onfray dans Philosophie Magazine n° 8. Et il a dit ça lors de sa campagne pour se faire élire chef de l'État ! C'est tout simplement disqualificatoire : l'État, c'est justement le système des règles qui rendent viables la vie en commun ! C'est de la philosophie d'adolescent ou de soixante-huitard attardé et superficiel. Les policiers, les magistrats, chargés d'affirmer l'autorité de l'État face au délinquant vont-ils se voir opposer une citation de Sarkozy ?
Nous ne savons pas ce qui se passe en l'esprit d'un être humain. Mais celui dont il s'agit ici s'est mis sur le tout devant de la scène, et nous souffrons de recevoir de lui des signes qui ne sont pas à la hauteur de la confiance que, de nous, il a revendiquée.
Et l'exigence de l'intérêt collectif est trop prioritaire pour souffrir de l'attente d'une clarification de la psychologie présidentielle.
Dès lors la nécessité d'une retraite pourrait à nouveau se poser au Président, mais sans doute pas selon la même modalité.
Il est vrai que j'avais été très étonné. Il était le premier à faire ce type d'annonce. Une annonce qui recelait l'aveu que son auteur ne se sentait pas trop dans l'éminente fonction sociale qu'il briguait.
16 mois plus tard, force est d'admettre – les occurrences pullulent – que Sarkozy n'est toujours pas en mesure d'« habiter la fonction ».
Il est toujours dans ses vieux habits. Ceux par lesquels il s'est montré performant pour capter l'intérêt et l'adhésion immédiate de l'opinion.
Mais d'un Président de la République on attend justement l'opposé d'un comportement qui engendre des sensations positives immédiates (que ce soit un bon mot ou une pommade qui apaise une émotion collective ponctuelle.) On attend des repères et des fondations pour l'avenir.
L'opinion en a conscience. Et donc lui-même aussi. C'est pour cela qu'il met régulièrement en scène le "j'ai changé". C'était le cas en janvier 2007, en avril 2007, entre les deux tours (cf l'article du Monde cité ci-dessus), en janvier 2008 aussi. Mais comment faire accroire ce changement si la partition du "j'ai changé" se répète ainsi ? Elle n'est alors rien d'autre qu'une réponse à effet immédiat à un désaveu de l'opinion. Toujours les vieux habits...
Le héraut de la réforme serait-il ainsi incapable de se réformer lui-même ?
On en arriverait à craindre un manque d'étoffe, d'épaisseur spirituelle chez le 1er personnage de l'État. Rappelons qu'il a été capable de dire publiquement : « Il faut qu'il y ait de l'autorité, des lois. L'intérêt de la règle, de la limite, de la norme, c'est justement qu'elles permettent la transgression. Sans règles, pas de transgression. Donc pas de liberté. Car la liberté, c'est de transgresser.» Interview par M. Onfray dans Philosophie Magazine n° 8. Et il a dit ça lors de sa campagne pour se faire élire chef de l'État ! C'est tout simplement disqualificatoire : l'État, c'est justement le système des règles qui rendent viables la vie en commun ! C'est de la philosophie d'adolescent ou de soixante-huitard attardé et superficiel. Les policiers, les magistrats, chargés d'affirmer l'autorité de l'État face au délinquant vont-ils se voir opposer une citation de Sarkozy ?
Nous ne savons pas ce qui se passe en l'esprit d'un être humain. Mais celui dont il s'agit ici s'est mis sur le tout devant de la scène, et nous souffrons de recevoir de lui des signes qui ne sont pas à la hauteur de la confiance que, de nous, il a revendiquée.
Et l'exigence de l'intérêt collectif est trop prioritaire pour souffrir de l'attente d'une clarification de la psychologie présidentielle.
Dès lors la nécessité d'une retraite pourrait à nouveau se poser au Président, mais sans doute pas selon la même modalité.
samedi, août 23, 2008
Jeannie Longo hors cadre
Vous connaissez Jeannie Longo : la plus grande de tous nos sportives et sportifs (déjà pour le plus voyant, c'est-à-dire pour le palmarès).
Jeannie Longo vient de participer à ses 7èmes J.O. (ses 1ers : en 1984 à Los Angelès) !
Elle a frôlé l'obtention d'une médaille, à 49 ans !
Sa première médaille ? En 1979, comme championne de France !
Qui dit mieux ? Quels autres sportifs, même s'ils font délirer les commentateurs et les foules peuvent-ils lui être comparés ?
Avez-vous vu des images de J. Longo à la télé lors de ces J.O. ? Moi, pas !
Quel grandiose discrétion des médias !
Qu'est-ce qui ne va pas chez J. Longo pour que les journalistes sportifs n'aient pas la propension à écouler leurs adjectifs dithyrambiques ?
C'est parce qu'elle mange bio et défend l'agriculture bio au lieu de jouer dans les marges de la médecine allopathique et du dopage?
C'est parce qu'elle travaille, s'entraîne en dehors du cadre de la fédération sportive ?
C'est parce qu'elle fait des affaires commerciales, qu'elle est virtuose de piano, entre autres activités ?
Ou bien est-ce parce qu'il est dans la logique de notre société du spectacle que celui-ci soit éphémère et que l'athlète durable ne soit pas spectaculaire ?
Eh bien je vois une autre possibilité : peut-être que Jeannie s'en moque de la reconnaissance dithyrambiques et baveuse de journalistes sportifs toujours à nager dans les clichés et le chauvinisme.
Elle n'en n'a pas besoin.
Nous non plus. Il nous suffit de savoir qu'elle existe. Alors nous nous intéressons à elle. C'est comme cela qu'elle a le plus d'influence : comme personnalité exemplaire !
Jeannie Longo vient de participer à ses 7èmes J.O. (ses 1ers : en 1984 à Los Angelès) !
Elle a frôlé l'obtention d'une médaille, à 49 ans !
Sa première médaille ? En 1979, comme championne de France !
Qui dit mieux ? Quels autres sportifs, même s'ils font délirer les commentateurs et les foules peuvent-ils lui être comparés ?
Avez-vous vu des images de J. Longo à la télé lors de ces J.O. ? Moi, pas !
Quel grandiose discrétion des médias !
Qu'est-ce qui ne va pas chez J. Longo pour que les journalistes sportifs n'aient pas la propension à écouler leurs adjectifs dithyrambiques ?
C'est parce qu'elle mange bio et défend l'agriculture bio au lieu de jouer dans les marges de la médecine allopathique et du dopage?
C'est parce qu'elle travaille, s'entraîne en dehors du cadre de la fédération sportive ?
C'est parce qu'elle fait des affaires commerciales, qu'elle est virtuose de piano, entre autres activités ?
Ou bien est-ce parce qu'il est dans la logique de notre société du spectacle que celui-ci soit éphémère et que l'athlète durable ne soit pas spectaculaire ?
Eh bien je vois une autre possibilité : peut-être que Jeannie s'en moque de la reconnaissance dithyrambiques et baveuse de journalistes sportifs toujours à nager dans les clichés et le chauvinisme.
Elle n'en n'a pas besoin.
Nous non plus. Il nous suffit de savoir qu'elle existe. Alors nous nous intéressons à elle. C'est comme cela qu'elle a le plus d'influence : comme personnalité exemplaire !
Reprise ?
Tenir un blog, c'est-à-dire tenir une rubrique régulière, est une discipline à laquelle je n'ai pas su me contraindre.
Humain, trop humain que ce divorce entre ce qui est voulu et ce qui est tenu. Ici, vous l'avez remarqué, on veut et tient ( + ou -) pendant les vacances d'été, et on laisse filer lorsque la pression professionnelle devient permanente.
Pourtant la réflexion écrite régulière est une perspective à laquelle je ne veux pas renoncer.
C'est un besoin de tout homme que la pause, plutôt quotidienne et vespérale, qui met entre parenthèse l'action pour essayer de considérer les événements en perspective, et clarifier le sens de ce qu'on a fait et de ce que l'on a à faire. Et c'est une condition liée à l'activisme fébrile du monde contemporain que de ne laisser que les vacances d'été pour une telle pause.
Mais il faut résister au courant. Être libre, n'est-ce pas d'abord maîtriser son temps ? Inscrire son propre rythme de vie dans le monde ?
Mais, après tout, pourquoi ne pas faire un simple examen de conscience – tout intérieur à soi – à la manière des Stoïciens ?
Il s'agit ici de penser notre humanité dans sa résonance avec l'actualité. Or la pensée philosophique fait fond sur l'universalité de la condition humaine.
Hommage à Internet et à ce blog de donner une possibilité de concrétisation de cette universalité : en écrivant ici ce qui me soutient et ce que je vise (sans peut-être toujours l'atteindre) c'est vous qui vivez les mêmes problèmes de l'humaine condition.
Humain, trop humain que ce divorce entre ce qui est voulu et ce qui est tenu. Ici, vous l'avez remarqué, on veut et tient ( + ou -) pendant les vacances d'été, et on laisse filer lorsque la pression professionnelle devient permanente.
Pourtant la réflexion écrite régulière est une perspective à laquelle je ne veux pas renoncer.
C'est un besoin de tout homme que la pause, plutôt quotidienne et vespérale, qui met entre parenthèse l'action pour essayer de considérer les événements en perspective, et clarifier le sens de ce qu'on a fait et de ce que l'on a à faire. Et c'est une condition liée à l'activisme fébrile du monde contemporain que de ne laisser que les vacances d'été pour une telle pause.
Mais il faut résister au courant. Être libre, n'est-ce pas d'abord maîtriser son temps ? Inscrire son propre rythme de vie dans le monde ?
Mais, après tout, pourquoi ne pas faire un simple examen de conscience – tout intérieur à soi – à la manière des Stoïciens ?
Il s'agit ici de penser notre humanité dans sa résonance avec l'actualité. Or la pensée philosophique fait fond sur l'universalité de la condition humaine.
Hommage à Internet et à ce blog de donner une possibilité de concrétisation de cette universalité : en écrivant ici ce qui me soutient et ce que je vise (sans peut-être toujours l'atteindre) c'est vous qui vivez les mêmes problèmes de l'humaine condition.
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